Fairtrade et le textile

Le coton, l’or blanc

Le coton fait partie du tissu de la vie quotidienne : nous nous réveillons dans des draps faits à partir de cette fibre naturelle, nous nous essuyons avec des serviettes en coton et nous nous vêtons de notre t-shirt ou jeans préféré. Bien que fortement concurrencé par les fibres synthétiques comme le polyester, le coton représente aujourd’hui près d’un quart des tissus fabriqués dans le monde. Cette filière fait vivre environ 100 millions de ménages ruraux dans plus de 75 pays, majoritairement dans des pays en développement. Au Mali par exemple, sa culture constitue la 1ère source de recettes d'exportation du pays.

Néanmoins, le coton est une des cultures les plus polluantes au monde et les défis sont nombreux pour les petit.e.s producteur.trice.s de coton fragilisé.e.s et les travailleur.euse.s de la filière textile qui travaillent le plus souvent dans l’ombre d’une chaîne de valeur mondialisée et ultra complexe. Trop souvent encore nous oublions que derrière chaque vêtement il y a des personnes.

 

                                                           

                                                                                                          

 

Les problèmes de la filière coton et de l’industrie textile

  • Les petit.e.s producteur.trice.s souffrent d’une grande pauvreté : le prix du coton, trop bas, ne suffit pas pour couvrir les coûts de production. En raison de la forte pression économique, beaucoup de producteur.trice.s s’endettent pour adopter des semences génétiquement modifiées qui se revendiquent un meilleur rendement et une réduction de traitement chimique. En pratique : peu d’amélioration du rendement, une utilisation toujours aussi importante de traitement chimique, une dépendance annuelle aux semences. Cela mène vers un taux de suicide extrêmement élevé chez les producteurs de coton, notamment en Inde car ces derniers n’arrivent pas à rembourser les micro-crédits qu’ils ont contracté pour acheter ces semences génétiquement modifiées.
  • Les petit.e.s producteur.trice.s subissent une concurrence à armes inégales : elles sont impuissant.e.s face aux agriculteurs des pays riches comme les États-Unis et la Chine, qui bénéficient de fortes subventions.
  • Les producteur.trice.s souffrent d’une culture très polluante : le coton consomme à lui seul 11% des pesticides et 24% des insecticides utilisés au monde. Environ 81% de la production de coton mondiale a recours au coton OGM.
  • La monoculture intensive du coton crée des problèmes d’érosion et de baisse de fertilité.
  • La culture de coton nécessite des quantités énormes d’eau : pour produire un seul jeans en coton il faut environ 11.000 litres d’eau ce qui équivaut 50 baignoires d’eau ou la quantité d’eau qu’une personne boit au cours de 10 ans. Dans les régions de production, l’eau est une ressource très limitée qui est détournée des lacs et rivières pour irriguer les champs de coton.
  • Les producteur.trice.s sont très vulnérables face au changement climatique : les pays de l’hémisphère Sud en sont les premières victimes.
  • Les travailleur.euse.s textiles souffrent de conditions de travail très difficiles : rythmes de travail effrénés, pas de contrats ou de protection sociale, salaires de misère, accidents fréquents, harcèlement moral et sexuel, discrimination et inégalités, répression syndicale… Les violations de droits humains sont présentes à chaque étape de la production textile.
  • Les salaires insuffisants : au Bangladesh, une couturière gagne environ 86€ par mois. Les salaires ne permettent pas de subvenir aux besoins fondamentaux des travailleur.euse.s et de leurs familles.
  • Le travail forcé et le travail d’enfants : selon le U.S. Department of Labor, le coton fait partie des premiers produits à être issu du travail forcé ou du travail d’enfants.

Le coton Fairtrade : comment fait-il la différence ?

Fairtrade soutient aujourd’hui plus de 45.000 producteur.trice.s pratiquant une agriculture traditionnelle et familiale de coton en Asie et en Afrique. Le coton Fairtrade offre des solutions économiques, sociales et environnementales au coton conventionnel :

  • Responsabilité : chaque acteur qui intervient dans la chaîne de valeur du coton – de l’agriculture à la couture en passant par l’égrenage, le filage et la teinture – doit être certifié pour garantir le respect des standards Fairtrade.

 

  • Prix minimum garanti : les producteur.trice.s de coton reçoivent pour leur récolte un prix minimum garanti qui couvre au moins les coûts d’une production durable. Celui-ci offre aussi un filet de sécurité lorsque les prix du marché s’effondrent.

  • Prime Fairtrade : il s’agit d’une somme d’argent supplémentaire versée aux producteur.trice.s pour financer des projets sociaux ou écologiques qui bénéficient à toute la communauté. Ils.elles décident de manière démocratique comment la prime sera investie : construction d'écoles, accès à l'eau potable, infrastructures sanitaires, formations…

  • Pré-financement : il est possible d’obtenir un pré-financement à hauteur de 60% de la part de l’importateur ce qui permet aux producteur.trice.s de planifier à long terme.
  • Conditions de travail décentes : respect des normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) pour garantir la sécurité et la santé au travail.

 

  • Interdiction du travail forcé et de l’exploitation des enfants.
  • Liberté d’organisation et d’association, notamment au sein de syndicats.
  • Pratiques agricoles respectueuses de l’environnement : utilisation exclusive de semences non OGM, interdiction d’engrais et pesticides dangereux, gestion de l’eau, maintien de la biodiversité, traitement durable des déchets… L’impact environnemental du coton Fairtrade est cinq fois moindre que le coton conventionnel.
  • Promotion de l’agriculture biologique : Fairtrade n’exige pas la certification bio car contraignante et inaccessible pour beaucoup d’agriculteurs (coût, emplacement, qualité du sol, formation). La conversion au bio est néanmoins fortement encouragée par un prix minimum plus élevé, une prime supplémentaire et des formations.

 

 

En choisissant des vêtements et textiles fabriqués à partir de coton certifié Fairtrade, vous défendez les droits des producteur.trice.s de coton et des travailleur.euse.s du secteur textile et vous contribuez à l’amélioration à long terme de leurs conditions de vie et de travail. Vous souhaitez devenir acteur du changement et promouvoir une mode plus éthique et durable ? Contactez-nous ! (lien hypertexte avec notre adresse mail)

Découvrez plus sur la filière coton Fairtrade ici : https://fairtrade.lu/le-coton.html

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