Exigeons un salaire vital pour celles et ceux qui fabriquent nos vêtements ! Signez !

Que se cache-t-il derrière les prix bas des vêtements de fast fashion ? 60 millions de personnes[1] à travers le monde travaillent dans le secteur de la mode et de l’habillement, dont 80% sont des femmes. Ils et elles gagnent en moyenne 2 fois moins qu’un salaire vital, nécessaire pour vivre dans des conditions de vie décentes[2]. Face à cette injustice, le mouvement Fairtrade/Max Havelaar soutient la campagne Good Clothes, Fair Pay[3] , lancée par Fashion Revolution et Fair Wear Foundation.

Pourquoi une telle situation dans le secteur de la mode ?

Le modèle de fast fashion, voire d’ultra-fast fashion, avec le renouvellement incessant des collections et des tendances en magasin à bas prix, repose sur l’exploitation des travailleuses et travailleurs fabriquant nos vêtements, et notamment des personnes migrantes et des enfants, extrêmement vulnérables.

Aujourd’hui, pour produire vite, en quantité astronomique et à bas prix, les marques font tout pour baisser les coûts de production. Le salaire des travailleuses et travailleurs du secteur textile devient alors une variable d’ajustement comme une autre. Résultat :leur salaire moyen ne représente que 0,6% du coût d’un t-shirt.[4]

Le salaire vital est un droit, pas un luxe !

Le salaire vital[5] est un droit humain et non un luxe. C’est une condition préalable pour briser le cycle de la pauvreté et un impératif pour permettre le respect d’autres droits humains, comme l’accès à la santé, à l’éducation, à une alimentation suffisante et nutritive, etc.

Il faut changer l'industrie de la mode !

Pourquoi ? Car les marques de vêtements choisissent d’ignorer cette injustice. Pire, elles profitent de ce système pour maximiser leurs profits, au détriment des droits humains des travailleurs et travailleuses en bout de chaîne. Depuis plusieurs années, les initiatives volontaires des marques fleurissent, mais dans les faits, presque rien ne change.

C’est pourquoi le mouvement Fairtrade/Max Havelaar est partenaire de la campagne de Fashion Revolution et Fair Wear Foundation, Good Clothes, Fair Pay : les engagements volontaires des entreprises ne sont pas suffisants, il faut qu’elles soient contraintes par la loi de respecter les droits humains des travailleurs et travailleuses.

Ensemble, faisons pression sur l’Union européenne pour qu’elle impose aux marques de mettre en place un salaire vital pour celles et ceux qui fabriquent nos vêtements !

En tant que citoyens et citoyennes européens, nous pouvons exiger le changement !

Comment ? En récoltant 1 million de signatures avant juillet 2023 ! Si nous atteignons cet objectif, l’Union européenne sera obligée de donner une réponse à cette demande citoyenne. L’UE est le premier importateur de vêtements dans le monde : agir à ce niveau peut avoirun réel impactpour des millions de travailleurs et travailleuses.

La campagne Good Clothes, Fair Pay : une Initiative citoyenne européenne

Instrument unique de démocratie participative, l’Initiative citoyenne européenne permet aux citoyens et citoyennes au sein de l’Union Européenne de demander à la Commission européenne d’introduire une législation.

Ici : une législation obligeant les entreprises du secteur textile et de l’habillement qui vendent des produits au sein de l’UE à s’assurer que les travailleurs et travailleuses reçoivent un salaire vital. À travers une obligation de devoir de vigilance, les entreprises seront tenues d’évaluer les salaires dans leurs chaînes d’approvisionnement, de mettre en place des actions pour combler l’écart entre les salaires réels et les salaires vitaux, et de rendre publics leurs progrès.

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar soutient cette campagne

Convaincu que le salaire vital est un droit humain, le mouvement Fairtrade/Max Havelaar est partenaire de cette campagne et œuvre depuis plusieurs années pour que ce droit devienne une réalité pour les travailleuses et travailleurs du monde entier.

Depuis l’introduction du coton certifié Fairtrade en 2005, l’objectif de Fairtrade/Max Havelaar a été d’étendre son approche à toute la chaîne de valeur du textile, pour répondre aux enjeux de ce secteur. Le mouvement a lancé en 2016 le Standard Textile Fairtrade[6], proposant une certification sur tous les maillons des chaînes d’approvisionnement : de l’égrenage du coton, jusqu’à la confection finale des produits. À travers une approche holistique, Fairtrade/Max Havelaar vise à redonner du pouvoir aux travailleuses et travailleurs du textile et améliorer leurs conditions de travail, notamment via le paiement d’un salaire vital pour toutes les travailleurs et travailleuses des usines certifiées au bout de 6 ans maximum.

Le mouvement Fairtrade/Max Havelaar plaide au niveau de l’Union européenne pour l’adoption d’une législation obligeant les entreprises multinationales de tous les secteurs à mettre en œuvre un processus de devoir de vigilance, pour identifier, prévenir et atténuer les risques d’impacts négatifs sur les droits humains et de l’environnement liés à leurs activités. Il est indispensable que cette législation soit ambitieuse afin d’avoir un impact concret sur les droits des productrices et des travailleuses du monde entier. Vous trouverez toutes nos positions ici.

ENSEMBLE, EXIGEONS LA MISE EN PLACE D’UN SALAIRE VITAL POUR CELLES ET CEUX QUI FABRIQUENT NOS VETEMENTS !

LUTTONS POUR FAIRE RESPECTER LES DROITS HUMAINS DANS L’INDUSTRIE DU TEXTILE !  SIGNEZ LA PETITION.

Good Clothes, Fair Pay (Bons vêtements, salaire décent)

Nous invitons la Commission européenne à proposer une législation obligeant les entreprises actives dans le secteur de l’habillement et de la chaussure à exercer un devoir de vigilance en ce qui concerne les salaires minimums vitaux dans leur chaîne d’approvisionnement.
La législation doit atteindre les objectifs suivants :

  • compléter et renforcer le «cadre de l’Union relatif à la gouvernance d’entreprise durable» et la «directive de l’UE relative à des salaires minimaux adéquats»;
  • exiger des entreprises qu’elles recensent, préviennent et atténuent les incidences négatives sur le droit fondamental à un salaire minimum vital, le droit à la liberté d’association et le droit de négociation collective;
  • réduire la pauvreté dans l’Union et dans le monde, en accordant une attention particulière à la situation des femmes, des migrants et des travailleurs sous contrat précaire ainsi qu’à la nécessité de lutter contre le travail des enfants;
  • interdire les pratiques commerciales déloyales qui causent des préjudices réels et potentiels pour les travailleurs du secteur de l’habillement et de la chaussure ou y contribuent et promouvoir des pratiques d’achat équitables;
  • donner aux consommateurs un droit à l’information sur les entreprises du secteur de l’habillement et de la chaussure;
  • améliorer la transparence ainsi que l’obligation de rendre des comptes des entreprises du secteur de l’habillement et de la chaussure.